18 avril 2008
Les Camelots du Roi et la Jeanne interdite de 91
Les Camelots du Roi et la Jeanne interdite de 91
envoyé par Hannibal07
C'est au prix de 10 000 jours de prison que les Camelots du Roi ont su imposer au régime le défilé de Jeanne d'Arc. Depuis le régime a tenté de le suprimer de temps en temps, mais les Camelots ont toujours su défendre cet héritage! La dernière tentative d'interdiction du défilé remonte à 1990 et réitéré en 1991. Cette vidéo a été filmé en plein coeur de cet évènement où les Camelots du Roi pour cette deuxième année consécutive ont dû frauduleusement rendre hommage à Jeanne d'Arc afin de ne pas céder aux caprices de Mittérrand.
C'est un exemple et un état d'esprit à suivre, et si possible ne serait-ce envers ceux qui se sont battus pour cet héritage rendez-vous tous au défilé de Jeanne d'Arc cette année et les autres années aussi si possible, afin d'exprimer votre fierté d'être français!
15 avril 2008
Révolte lycéenne : raisons et déraisons.
La révolte lycéenne de ce printemps a quelques raisons d’être : la
politique purement comptable du Ministère et de M. Darcos est peu
défendable quand elle méconnaît les réalités de l’enseignement dans
notre pays et ses spécificités qui, pour ne pas être toutes heureuses,
ne méritent pas tant d’indignité… Ainsi, de nombreuses suppressions
d’heures de cours distribuées aux établissements et de postes de
professeurs, qui seraient légitimées par la baisse démographique des
effectifs d’élèves, s’avèrent dangereuses pour la qualité même de
l’enseignement : en effet, cela se marque par l’augmentation des
effectifs au sein des classes elles-mêmes dans les cours de langue, par
exemple, ce qui n’est guère profitable aux élèves et rend leur
participation moins fréquente et, parfois, plus difficile. Mais d’autre
part, dans les zones déjà en difficulté de par l’environnement social
et l’ambiance générale, diminuer le nombre de professeurs et d’adjoints
d’éducation (les surveillants) revient à affaiblir leur poids et leur
crédibilité au moment même où il faudrait pouvoir mobiliser de
nouvelles forces pour éviter les dérives et les naufrages.
Cela étant, la logique comptable n’est pas que l’apanage d’une
administration de l’éducation nationale affolée par la réduction de ses
marges de manœuvre budgétaires, et les manifestants qui rétorquent au
ministre par la simple demande du maintien, voire de l’augmentation, du
nombre d’enseignants se contentent d’une analyse qui, en définitive, ne
prend pas assez en compte les évolutions du métier et les possibilités
de « travailler autrement », mais aussi leur propre responsabilité dans
la situation actuelle : en effet, ce n’est pas seulement le nombre
d’élèves par classe qui détermine la qualité de celle-ci mais
l’attitude de ceux-ci, leur bonne volonté et leur aptitude au travail
et à la concentration. Faire classe à 36 en cours d’histoire au lycée
Hoche de Versailles ne pose pas de problème particulier, ne serait-ce
que de discipline, et les résultats, souvent très satisfaisants, ne
varieraient pas beaucoup si le nombre d’élèves augmentait encore de
quelques unités : par contre le travail des professeurs s’en trouverait
surchargé par les copies de ces élèves supplémentaires, sans pour
autant toucher un salaire supérieur... Dans une situation présente
délicate qui voit le pouvoir d’achat des enseignants poursuivre une
glissade entamée il y a déjà presque vingt ans, il y a fort à parier
que la grogne serait d’autant plus vive devant ce travail obligatoire
supplémentaire et pas toujours gratifiant et qui, de plus, donnerait
l’impression de faire des économies sur le dos d’enseignants déjà de
plus en plus sollicités pour des tâches administratives mais non
rétribuées.
En fait, il n’est pas certain que le « pire » soit derrière nous :
des rumeurs insistantes évoquent la volonté du Ministère de M. Darcos
de remettre à plat les programmes, ce qui en soit n’aurait rien de
choquant si cela n’était l’occasion de diminuer les horaires de cours
et donc, logiquement, de la quantité de connaissances à posséder et,
par conséquence, de la qualité de cet enseignement, au nom d’impératifs
d’efficacité économique qui n’auraient pas forcément grand-chose à voir
avec la mission culturelle qui est aussi l’une des tâches de l’école
française. D’autre part, cela reviendrait à confier plus de classes à
chaque professeur (donc plus de préparations et, surtout, plus de
corrections…) sans pour autant les payer plus : si le bénéfice tiré par
le Budget est certain, celui des professeurs comme des élèves n’est pas
exactement avéré ! Il est facile de comprendre les craintes des
enseignants devant ces perspectives peu engageantes.
Cela étant, la révolte lycéenne actuelle prend aujourd’hui un tour
fort démagogique, en avançant des slogans surréalistes ou, plus
exactement, décalés par rapport aux enjeux actuels de l’enseignement
français et aux nécessités contemporaines : il est d’ailleurs frappant
de constater la pauvreté des slogans et des propositions des
manifestants, comme si l’imagination (au sens positif et constructif du
terme) avait décidé, elle aussi, de faire grève. C’est dommage,
d’autant plus que la critique n’a véritablement de sens et de poids
utile que si elle s’accompagne d’un effort de recherche et de fondation
(ou simplement de mise en avant) qui lui confère alors une légitimité
d’alternative. De plus, au regard de l’attitude de certains
manifestants (j’insiste sur le « certains »), il peut apparaître fort
hypocrite de sembler défendre les professeurs quand, déjà, on ne
respecte pas ceux qui sont actuellement en place : de multiples
exemples récents montrent que les professeurs sont en butte à
l’hostilité, voire l’agressivité, de nombreux élèves qui, pourtant, en
demandent officiellement plus… dans la rue.
Alors, que faire ? Doit-on se contenter de « compter les coups » en
attendant les grandes vacances ? Il est évident que cette attitude du «
chien crevé au fil de l’eau » n’est guère honorable et qu’il faut
savoir agir et réagir. Devant l’incapacité de la République à sortir de
la logique comptable et de son rousseauisme mal assumé, il paraît
nécessaire de repenser l’école, ses missions et ses moyens : si elle
doit connaître les conditions et les aspects du monde contemporain,
elle ne doit pas en accepter les seules motivations économiques et
consuméristes. Quant au rôle des enseignants, il n’est pas d’alimenter
les peurs d’une jeunesse déjà inquiète et nerveuse, mais d’engager une
véritable réflexion, sans tabou ni préjugés, sur sa propre fonction et
les modalités de celle-ci, d’accepter des remises en cause qui soient
aussi des remises en ordre, de donner l’exemple du service et du devoir
en prenant de plus en plus en main les destinées de ses établissements
par une meilleure intégration et participation dans les pôles de
décision de ceux-ci. De plus, l’autonomie qui se met en place
progressivement peut aussi être l’occasion d’ouvrir les établissements
scolaires à un véritable plurifinancement et au « mécénat éducatif »
qui permettent le développement de projets et d’activités scolaires,
aujourd’hui fort réduites faute de crédits et de soutien ministériel. «
Les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent », affirmait Maurras
: c’est le moment de le rappeler, aux élèves comme aux professeurs.
Puisque la République abandonne « son » école, le champ se libère pour
d’autres perspectives politiques.
JP CHAUVIN
10 avril 2008
L'Action française et l'expérience d'un prince :
L'Action française, l'expérience d'un prince
envoyé par Hannibal07
07 avril 2008
La 3ème Guerre mondiale a commencé :
Né dans le chaudron incandescent des civilisations, le processus infernal de la Troisième Guerre mondiale suit rapidement son cours. Rien ni personne ne pourra l'arrêter. Les boutefeux sont les intégristes islamistes, engagés dans une irrésistible ascension vers le pouvoir en terre d'Islam à la faveur du climat de folie qui s'y développe. Ascension accélérée par la crise économique qui prendra vite une tournure bien plus tragique que celle de 1929.
Une fois maîtres des appareils d'Etat du monde musulman, les intégristes utiliseront sans hésiter contre l'Occident leurs arsenaux d'armes conventionnelles et de destruction massive.
Le gigantesque affrontement Occident-Islam produira un effet domino sur le reste du monde. La Chine entrera dans le conflit aux côté de l'Islam. L'Occident sera épaulé par l'Inde, religieusement opposée à l'Islam, et le Japon, traditionnellement allergique à la Chine. La Russie, qui s'éloigne de l'Occident, sera-t-elle son alliée dans la Troisième Guerre mondiale? Rien n'est moins sûr...
Une démonstration aussi rigoureuse que lucide. Mais la politique de l'Autruche n'a jamais sauvé personne.
Edité pour la première fois en octobre 2002, La Troisième Guerre mondiale a commencé est devenu un classique.
Une partie de ses anticipations s'est déjà réalisée.
A lire et à méditer très sérieusement...
Extrait de la conclusion :
La Troisième Guerre mondiale est une revanche de la nature sur l'homme. Elle consacre le retour du Droit naturel, tel que le concevait les Gréco-Latins : l'homme fait partie de la nature, il est dans la nature. Et il en subit les lois. A partir du XVIIIème siècle, la pensée occidentale a mis l'accent sur un volontarisme extrayant l'homme de la nature et lui assignant la mission de s'en rendre maître.
La Troisième Guerre mondiale consacrera la défaite de ce volontarisme.
Les forces de l'inconscient, précipitant les masses les unes contre les autres, auront organisé des hécatombes d'une ampleur sans précédent. Les problèmes de surpopulation qui, en bien des endroits, interdisaient tout essor économique et occasionnaient des dégâts écologiques importants, seront résolus : l'humanité aura perdu la moitié de ses effectifs, sinon les deux tiers.
Tout se sera passé comme pour une population de rats concentrée en surnombre dans une cage : l'agressivité devient paroxystique et les animaux s'entre-tuent. Le nombre des survivants diminue rapidement, ramenant la population à un étiage en harmonie avec les ressources de l'habitat.
L'humanité, à l'évidence en surnombre sur la planète, aura connu le même phénomène d'ivresse guerrière régulatrice.
"La Troisième guerre mondiale a commencé" de Laurent Artur du Plessis, aux éditions Jean-Cyrille Godefroy. 20E
06 avril 2008
Conférence sur le nationalisme :
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"L'inégalité protectrice"
“Le petit poussin brise sa coquille et se met à courir. Peu de choses lui manque pour crier : “ Je suis libre … ” Mais le petit homme ?
Au petit homme, il manque tout. Bien avant de courir, il a besoin d’être tiré de sa mère, lavé, couvert, nourri. Avant que d’être instruit des premiers pas, des premiers mots, il doit être gardé de risques mortels. Le peu qu’il a d’instinct est impuissant à lui procurer les soins nécessaires, il faut qu’il les reçoive, tout ordonnés, d’autrui.
Il est né. Sa volonté n’est pas née, ni son action proprement dite. Il n’a pas dit Je ni Moi , et il en est fort loin, qu’un cercle de rapides actions prévenantes s’est dessiné autours de lui. Le petit homme presque inerte, qui périrait s’il affrontait la nature brute, est reçu dans l’enceinte d’une autre nature empressée, clémente et humaine : il ne vit que parce qu’il en est le petit citoyen.
Son existence a commencé par cet afflux de services extérieurs gratuits. Son compte s’ouvre par des libéralités dont il a le profit sans avoir pu les mériter, ni même y aider par une prière, il n’en a rien pu demander ni désirer, ses besoins ne lui sont pas révélés encore. Des années passeront avant que la mémoire et la raison acquises viennent lui proposer aucun débit compensateur. Cependant, à la première minute du premier jour, quand toute vie personnelle est fort étrangère à son corps, qui ressemble à celui d’une petite bête, il attire et concentre les fatigues d’un groupe dont il dépend autant que de sa mère lorsqu’il était enfermé dans son sein.
Cette activité sociale a donc pour premier caractère de ne comporter aucun degré de réciprocité. Elle est de sens unique, elle provient d’un même terme. Quand au terme que l’enfant figure, il es muet, infans, et dénué de liberté comme de pouvoir ; le groupe auquel il participe est parfaitement pur de toute égalité : aucun pacte possible, rien qui ressemble à un contrat. Ces accords moraux veulent que l’on soit deux. Le moral de l’un n’existe pas encore.
On ne saurait prendre acte en termes trop formels, ni assez admirer ce spectacle d’autorité pure, ce paysage de hiérarchie absolument net.
Ainsi, et non pas autrement, se configure au premier trait le rudiment de la société des hommes.
La nature de ce début est si lumineusement définie qu’il en résulte tout de suite cette grave conséquence, irrésistible, que personne ne s’est trompé autant que la philosophie des “ immortels principes ”, quand elle décrit les commencements de la société humaine comme le fruit de conventions entre des gaillards tout, formés, pleins de vie consciente et libre, agissant sur le pied d’une espèce d’égalité, quasi pairs sinon pairs, et quasi contractants, pour conclure tel ou tel abandon d’une partie de leurs “ droits ” dans le dessein exprès de garantir le respect des autres.
Les faits mettent en pièce et en poudre ces rêveries. La Liberté en est imaginaire, l’Egalité postiche. Les choses ne se passent pas ainsi, elles n’amorcent même rien qui y ressemble e, se présentant de toute autre manière, le type régulier de tout ce qui se développera par la suite est essentiellement contraire à ce type-là. Tout joue et va jouer, agit et agira, décide et décidera, procède et procédera par des actions d’autorité et d’inégalité, contredisant, à angle droit, la falote hypothèse libérale et démocratique.
Supposons qu’il n’en soit pas ainsi et que l’hypothèse égalitaire ait la moindre apparence. Imaginons, par impossible, le petit homme d’une heure ou d’un jour, accueilli, comme le voudrait la Doctrine, par le chœur de ses pairs, formé d’enfants d’une heure ou d’un jour. Que feront-ils autours de lui ? Il faut, il faut absolument, si l’on veut qu’il survive, que ce pygmée sans force soit environné de géants, dont la force soit employée pour lui, sans contrôle de lui, selon leur goût, selon leur cœur, en tout arbitraire, à la seule fin de l’empêcher de périr : Inégalité sans mesure et Nécessité sans réserve, ce sont les deux lois tutélaires dont il doit subir le génie, la puissance, pour son salut.
Ce n’est que moyennant cet Ordre (différencié comme tous les ordres) que le petit homme pourra réaliser ce type idéal du Progrès : la croissance de son corps et de son esprit .
Il grandira par la vertu de ces inégalités nécessaires.
Le mode d’arrivée du petit homme, les êtres qui l’attendent et l’accueil qu’ils lui font, situent l’avènement de la vie sociale fort en deçà de l’éclosion du moindre acte de volonté. Les racines du phénomène touchent des profondeurs de Physique mystérieuse.
Seulement, et ce nouveau point importe plus peut-être que le premier, cette Physique archique et hiérarchique n’a rien de farouche. Bien au rebours ! Bénigne et douce, charitable et généreuse, elle n’atteste aucun esprit d’antagonisme entre ceux qu’elle met en rapport : s’il n’y a pas eu l’ombre d’un traité de paix, c’est d’abord qu’il n’y a pas eu trace de guerre, de lutte pour la vie, entre l’arrivant et les recevants : c’est une entraide pour la vie qu’offre la Nature au petit hôte nu, affamé, éploré, qui n’a même pas en bouche une obole qui lui paye sa bienvenue. La Nature ne s’occupe que de le secourir. Il est en larmes, elle le caresse et le berce, et elle s’efforce de le faire sourire.
Dans un monde où les multitudes dolentes élèvent à longs cris des revendications minima, que ceux qui les entendent ne manquent pas de qualifier de calamiteux maxima , - en ce monde où tout est supposé devoir surgir de la contradiction d’intérêts aveugles et la bataille d’égoïsmes irréductibles, - voici quelque chose de tout autre et qu’on ne peut considérer comme hasard d’une rencontre ni accident d’une aventure ; voici la constance, la règle et la loi générale du premier jouir : cette pluie de bienfaits sur le nouveau-né. Au mépris de tout équilibre juridique, on le fait manger sans qu’il ait travaillé ! On le force, oui, ont le force à accepter sans qu’il ait donné ! Si les mères répondent qu’il faut bien faire vivre ce qu’on a fait naître, leur sentiment n’est point à classer entre les durs axiomes du Juste, il procède du souple décret d’une Grâce. Ou, si l’on tient absolument à parler justice, celle-ci se confond certainement avec l’Amour. C’est ainsi ! Nulle vie humaine ne conduit son opération primordiale courante sans qu’on lui voit revêtir ces parures de la tendresse. Contrairement aux grandes plaintes du poète romantique, la lettre sociale, qui paraît sur l’épaule nue, n’est pas écrite avec le fer. On n’y voit que la marque des baisers et du lait : sa Fatalité se dévoile, il faut y reconnaître le visage d’une Faveur.
… Mais le petit homme grandit : il continue dans la même voie royale du même bénéfice indû, littéralement indu ; il ne cesse de recevoir. Outre qu’on lui a inculqué une langue, parfois riche et savante, avec le grave héritage spirituel qu’elle apporte, une nouvelle moisson qu’il n’a point semée est récoltée de jour en jour : l’instruction, l’initiation et l’apprentissage.
La pure réceptivité de l’état naissant diminue selon que s’atténue la disproportion des forces entre son entourage et lui ; l’effort, devenu possible, lui est demandé ; la parole qu’on lui adresse, plus grave, peut se teinter de sévérité. Aux premières douceurs qui l’ont couvé, succède un mâle amour qui excite au labeur, le prescrit et le récompense. La contrainte est parfois employée contre lui, car le petit homme, plus docile, en un sens, l’est moins dans un autre : il se voit capable de se défendre, pour résister même à son vrai bien. Il doit peiner, et la peine peut lui coûter. Mais ce qu’il met du sien est largement couvert et compensé par la somme et par la valeur de gains nouveaux, - dont le compte approximatif ne peut être dressé ici qu’à moitié.
En effet, nous devons laisser de côté ce que le petit homme acquiert de plus précieux : l’éducation du caractère et le modelage du cœur. Ce chapitre, vaste et complexe, est infesté de sots, de fripons, d’effrontés, qui y gardent une certaine marge de chicane pour soutenir la basse thèse de l’enfant-roi et de l’enfant-dieu, de qui la sublime originalité serait violée par les parents, détournée par les maîtres, appauvrie ou enlaidie par l’éducation, alors qu’il est patent que ce dressage nécessaire limite l’égoïsme, adoucit une dureté et une cruauté animale, freine des passions folles et fait ainsi monter du “ petit sauvage ” le plus aimable, le plus frais et le plus charmant des êtres qui soient : l’adolescent, fille ou garçon, quand il est élevé est civilisé. La vérité se rit des sophismes les plus retors. Mais, parce que notre exposé de faits doit démontrer plutôt que décrire, il vaut mieux en négliger une belle part et couper aux longueurs d’un débat onéreux. Tenons-nous à l’indiscutable, au sans réplique : il nous suffit de la haute évidence des largesses unilatérales que le prédécesseur fait au successeur sur le plan de l’esprit. Là, l’enfant n’est pas suspect de pouvoir acheter d’une ligne ou compenser d’un point les immenses avoirs dont il a communication, tels qu’ils ont été capitalisés par son ascendance, et lourds de beaucoup plus de siècles qu’il n’a d’années. Son cercle nourricier étant ainsi devenu énergie et lumière est immensément élargi, et rien n’y apparaît qui puisse ressembler encore à aucun régime d’égalité contractuelle. Si l’on veut, un échange a lieu. Mais c’est celui de l’ignorance contre la Science, celui e l’inexpérience des sens, de la gaucherie des membres, de l’inculture des organes, contre l’enseignement des Arts et Métiers : véritable et pur don fait à l’enfant du prolétaire comme à l’enfant du propriétaire, don commun “ au boursier ” et à l’héritier, car le plus pauvre en a sa part ; en un sens, elle est infinie, ne comportant point de retour.
… Ainsi nourri, accru, enrichi et orné, le petit homme a bien raison, alors, de prendre conscience de ce qu’il vaut et, s’il “ se voit le bout du nez ”, d’estimer à leur prix les nouveautés brillantes dont il aspire à prendre l’initiative à son jour. Mais, jusqu’à la preuve faite, jusqu’à l’œuvre mise sur pied, il ne peut guère qu’accéder à l’heureux contenu des cornes d’abondance inclinées devant lui. Comme il s’est donné la peine de naître, tout au plus s’il doit se donner la peine de cueillir, pour se l’ingérer, le fruit d’or de la palme que le dieu inconnu fait parfois tomber à ses pieds.”
Charles Maurras in Mes Idées Politiques
29 mars 2008
Citation Charles MAURRAS
"Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons ; ce sont des autels et des tombeaux ; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent aux jardins, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats. Il n’y a rien au monde de plus concret…"
Avortement :
VAS-Y SIMONE! C'EST L'HEURE D'AVORTER!
26 mars 2008
Un sale nid...
SI LES FEMMES DE "NI PUTES, NI SOUMISES" ETAIENT DES HOMMES, ACTUELLEMENT, LES FEMMES N'AURAIENT PAS LE DROIT DE VOTE.
Les vents mauvais de l'Union européenne
Les vents mauvais de l'Union européenne Face à la continuité capétienne attachée au bien public, la république a été constamment au service des intérêts étrangers. Pour un royaliste de tradition, l'irrespect manifesté à l'égard du peuple souverain par les représentants dudit peuple, adoptant sous un nom nouveau (traité simplifié) l'essentiel – 98 % selon l'évaluation compétente de Giscard – des dispositions antérieurement rejetées par référendum (constitution européenne), est moins un scandale qu'un symptôme de l'incohérence démocratique. Car il est impossible de se scandaliser sérieusement d'une manière de faire aussi cavalière à l'égard du suffrage universel, sans constater que le premier responsable est ce suffrage lui-même. Qu'on le veuille ou non, il a bien fallu qu'un certain nombre d'électeurs – j'en connais ! – qui avaient refusé la constitution, aient voté pour le candidat qui la ferait admettre d'une façon ou d'une autre. C'est pousser un peu loin le principe de l'alternance si cher à l'esprit démocratique ; un jour je vote contre une chose ; le lendemain je le fais en faveur d'un homme qui va la mettre en œuvre. N'est-ce pas plutôt ériger la contradiction en principe de gouvernement ? Les variations des Églises protestantes, jadis épinglées à si juste raison par Bossuet, n'ont, hélas ! rien à envier à celles de l'opinion publique, ressort du suffrage universel, et on est évidemment très loin de la continuité capétienne. Ne devrait-on pas surtout conclure à la parfaite inanité d'un centre de décision si aisément manipulable et versatile ? Souverainisme « De toutes les libertés humaines, écrivait Maurras, la plus précieuse est l'indépendance de la patrie », et elle est la plus précieuse, nous le savons, parce qu'elle est la condition des autres. Supprimez cette liberté-là, vous aliénez alors vos intérêts à ceux d'autrui, et il n'y a plus aucune limite à la servitude. C'est pourquoi le combat dit "souverainiste", celui qui nous oppose de front, nous Français, nous Européens, à l'Union nommée "européenne" par antiphrase, puisqu'elle vise à dissoudre les nations européennes dans le nouvel ordre mondial à domination américano-atlantiste, est bien notre combat ; et voir aujourd'hui la république sarkozienne mettre les bouchées doubles en transférant dans le droit français un nombre record des directives bruxelloises a quelque chose de consternant, et plus consternant encore l'indifférence avec laquelle le peuple souverain voit ainsi perpétrer sa mise sous le joug. Liquidateur Car, face à la continuité capétienne attachée passionnément au bien public et à la grandeur de l'Etat, on peut rendre cette grâce à la république qu'elle a été, avec une constance équivalente, contre le bien public français, contre l'intérêt de ses propres citoyens, gonflés de vanité électoraliste, constamment au service des intérêts étrangers. Le renforcement de l'exécutif européen, et la mise en place, combien discrète ! d'un Service européen d'Action extérieure, en d'autres termes d'un véritable ministère "européen" des affaires étrangères, signent à court terme la disparition de toute diplomatie française indépendante. Cela devra être accompli en 2009. Quel pourra être l'acte final de cette capitulation devant le diktat de l'étranger, alors que rien, sinon l'esprit cosmopolite de trahison, n'y contraint ceux qui se sont, chez nous, si avidement chargés du pouvoir ? Il est facile d'imaginer que selon le plan conçu dans les cénacles où s'est organisée la dernière élection présidentielle, l'abdication de la France ne sera parachevée que par la renonciation de celle-ci à son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, au profit d'un représentant "européen". On l'a dit à juste titre : la république, en France, semble être arrivée au terme de son cycle historique, et Sarkozy se présente moins comme un chef de l'Etat que comme un liquidateur. C'est pourquoi, plus que jamais, et il faudra bien que les esprits s'y habituent, notre espérance est royale. Louis Saint-Jean --------------------------------------------------------------------------------





